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Selon la mythologie des régions de la Mésopotamie, l’univers ne s’est pas crée à partir de rien. Il y avait à la base un grand chao originel. Un immense nœud où se tordaient tous les composants de la création et deux divinités primordiales : Apsu, qui incarnait le principe mâle de l’eau douce et Tiamat qui elle, personnifiait le principe femelle de l’eau salé. De ces deux déités naquirent une importante lignée de dieux : dont Lachmu et Lachamu desquelles naîtrons Ansar et Kisar qui eux même donnerons naissance à Anou et Ea (appelé également Enki) qui eurent eux aussi une importante descendance.
Mais bientôt, les clameurs de ses enfants commencèrent à agacer Apsu
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Le récit épique de la création "Enûma Elish", environ 2000 ans avant J.-C., raconte ce changement d’humeur qui fit germer dans l’esprit du dieu, l’idée de détruire sa progéniture malgré la désapprobation de Tiamat. Mais les dieux apprirent les dessins de leur père originel et décidèrent de le tuer avant qu’il ne soit trop tard. Ea dont les dons d’oracle lui avait permis de voir le complot du dieu l’assassina durant son sommeil. Mais cela eut pour effet de mettre Tiamat dans une colère sans précédent. Elle mit aux monde une pléthore de monstres : hommes recouverts d’écailles de poisson ou armés de dards mortels de scorpion, d’immenses serpents, des chiens hideux aux yeux de feu, des orages vivants… Pour finir, elle se changea elle même en dragon. Les dieux terrifiés se demandèrent comment vaincre cette terrible armé. C’est alors que Mardouk, dieu originellement dédié à l’agriculture et à la fertilité, proposa de prendre l’affaire en main sous certaine conditions en cas de victoire. Armé d’un filet, des quatre vents et d’autres armes il partis donc affronter Tiamat. Un terrible combat s’engagea alors. Il parvint à enfermer le monstre dans son filet et lorsque la déesse ouvrit la bouche, il y envoya les vents qui s’y engouffrèrent la gonflant comme un ballon. Il décocha alors une flèche qui déchira le ventre de Tiamat puis il fendit en deux le crâne de divinité agonisante.
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ci-dessus à gauche : Tiamat, détail d'une ilustraion du livre Gilgamesh par Zabelle C. BOYAJAN 1924
ci-dessus à droite : Mardouk contre Tiamat, illustation d'Evelyn Paul
a gauche : sceau babylonien en argile
ci-dessous : Tiamat fuyant Mardouk, gravure d'après un bas relief à Nimrud
Mardouk découpa alors la carcasse du monstre en deux. Il lança une moitié en haut pour former la voûte céleste et l’autre moitié vers le bas pour former le « plancher des profondeur ». En perçant les yeux du cadavre, il créa les sources du Tigre et de l’Euphrate. La queue devint la voie lactée et le foie, la lune. Puis on tua Kingou, le fils et allié de Tiamat dont le sang permis de créer les hommes. |

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Mais Mardouk ayant remplie sa mission les dieux durent répondrent aux conditions qu’il avait posé avant le combat. A savoir, lui conférer de nouveaux pouvoirs tels que la capacité à prévoir l’avenir et le droit de pardonner ou de tuer les prisonniers de guerre. Après sa victoire, les autres divinités lui accordèrent donc près de cinquante titres correspondant chacun à un puissant attribut divin. C’est ainsi que Mardouk assimila tout les autres dieux afin de symboliser la divinité absolue. Son pouvoir menaça même de dépasser la supériorité d’Anou, le roi des dieux.
Il décide également de se faire construire un sanctuaire sur terre qu’il nommera Babylone : « le temple des grands dieux ». Son emblème fut le mushrusshu, dragon évoquant sa victoire sur Tiamat
a gauche :mushrusshu, symbole de Mardouk sur le porte d'Ishtar à Babylone VIe siècle av. J-C, briques en terre cuite vernis à la poudre de lapis lazuli. |
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Notes :
a droite : dragon de Mardouk, dynastie chaldéenne de Babylonne, 625-529 av. J-C, Iraq, bronze de 15 cm.
"L'abîme" (en Hébreu "tehom") au tout début de la Genèse est un terme dérivé de Tiamat. Le psychologue suisse Carl Gustav Jung fait le rapprochement entre cette mère originelle et la lamie dont le nom dérive du grec lamos qui signifie abysse.
Les mythes mésopotamiens décrivent le monde couper de façon nette en deux. Le dessus est le monde que nous connaissons et le dessous est le royaume des démons.
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