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Pour les japonais, le monde n’était à la base qu’une masse informe et flottante dans le néant originel où seules existaient les trois déités du chao Amanominaka-nushi, Takami-musuhi et Kami-musuhi. Un jour, le ciel et la terre se séparèrent mais l’ensemble restait très instable. Dans les hautes plaines du ciel, un lointain paradis du nom de Takamanohara, naquirent les premiers dieux. Tout d’abords les trois premiers : les Kotoamatukamis (dieux des cieux distingué). Ceux-ci n’ont généralement qu’un rôle figuratif dans les récit puisqu’ils sont asexués et incarnent les forces qui dirigent le monde. Puis vinrent cinq autres pairs de divinités, toutes composées d’un mâle et d’une femelle mais qui n’étaient pas maris et femme : les Kuninotokotachi no kami (Le dieu qui existe perpétuellement en tant que nation) et Toyokumono no kami (Le dieu des nuages abondants et des champs fructueux), sont comme les cinq premières sans genre. Ces cinq pairs furent appelés Kamiyonanayo (Sept générations). a gauche : Izanami et Izanagi créant le monde Kobayashi EITAKU 1885 ci-dessous à droite: Izanagi et Izanmi créant le monde estampe sur bois XIXe siècle
Un jour, le couple se rendit compte de ses différences physiques. Izanami déclara que son corps n’était pas entièrement formé en un endroit et Izanagi avoua que lui était trop formé en ce même endroit. Ils eurent alors l’idée d'assembler les deux parties. Les deux divinités firent le tour de la colonne et après avoir échangé des paroles rituelles, s’unirent. Mais le premier enfant d’Izanami, Hiruko (« enfant sangsue ») fut laid et difforme. Ses parents l’abandonnèrent donc à la mer. Le couple jugea que la faute en incombait au fait qu’Izanami n’avait pas respecté le rituel en parlant la première. Alors, ils recommencèrent tout en prenant soin cette fois-ci à ce qu’Izanagi parlât le premier. De cet second union naquirent de nombreux enfants : entre autre, les îles du Japon, un certain nombre de kamis (dieux et déesse mineurs) des cascades, montagnes, plantes et vent. Mais lorsqu’Izanami accoucha de Kagustuchi, le dieu du feu, elle fut brûlée. Cependant, avant de mourir, elle réussit à donner naissance à de nombreuses autres divinités. Elle descendit finalement au royaume des morts : le Yomi
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Désespéré, Izanagi pleura sa défunte épouse. Mais de ses larmes naquirent de multiples autres divinités. Puis pour se venger, il décapita Kagustuchi dont le sang donna encore la vie à d’autres kamis.
ci-dessus à droite : Izanagi fuyant les demons du Yomi a gauche : Amaterasu ci-dessous : Susanowo par Tsukioka YOSHITOSHI 1839-92 |
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ci-dessus: Amaterasu intriguée par les bruits exterieurs, illustration d'Evelyn Paul extraite du livre "Myhts and legends of Japan à droite : Amaterasu, gravure sur bois de Taiso Ishitoshi 1882 ci-dessous : Amaterasu sortant de la terre, Utagawa Kunisada, impression sur bois 1860 |

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Notes: Kami est un terme générique utilisé dans l’ancien japon pour désigner tout ce qui est sacré ou mystique. Il s’applique aussi bien à des cultes populaires qu’à des divinités Celle-ci sont généralement d’entités de la nature ou alors de personnifications d’idéaux et de valeurs. Ils peuvent être soit des divinités protectrices soit des personnages importants. L’épisode dans lequel Izanagi descend au Yomi pour rechercher sa bien aimé peut rappeler les mythes grec de Perséphone ou encore celui d’Orphée et d’Eurydice. Amaterasu était une déesse très importante du shintoïsme. D'abord célébrée au palais même, puis au temple d'Ise, dont, pendant des siècles, la prêtresse sera une princesse du sang, le culte d'Amaterasu semble bien n'avoir été d'abord qu'un culte privé de la dynastie dont la souveraine du ciel est en quelque sorte l'ujigami, le « dieu du clan ». C'est au XVIe siècle seulement qu'apparaissent, sporadiquement, les pèlerinages à Ise de gens du peuple. D’après une légende, c’était la déesse et ses servantes qui tissait les vêtements des dieux ainsi que des prêtresses qui officiait lors des cérémonie associé à son culte. On dit également qu’elle tissa la toile de l’univers qui resta inachevé. Son culte continua jusqu’en 1945. Elle était adorée jusqu’alors en tant qu’ancêtre sacré de la famille impériale du Japon. Lorsqu’elle ordonna à son petit-fils Nigini de gouverner le monde. Elle lui offrit trois trésors
Le miroir de Yata qui est l’un des insignes royaux (désormais situé dans le sanctuaire d' Isuzu à Ise où se trouve un important lieu de pèlerinage) L'épée Kusanagi (désormais située dans le sanctuaire d' Atuta, à Wowari) La chaîne de perles de Yasakani (désormais située dans la maison impériale) Les deux premiers artefacts servirent à attirer Amaterasu hors de la grotte Iwayado ; l'épée fut trouvée par Susanow dans l'une des queues du dragon Yamatano-oroti. Ninigi et sa compagne descendirent sur terre et vinrent à Himukaoù Ninigi construisit son palais. Dans le jeux video Okami sur PS2 le personnage principale d'Amatesaru est incarné sous les traits d'un loup gris.
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